« Voici l'histoire totalement incroyable et cependant véridique d'un Sultan des Indes tourmenté dans chacun de ses rêves par la présence d'une petite enfant occupée à traverser le temps.
Le sultan ne dormait plus, des crises d'angoisse de plus en plus fortes l'éloignaient des affaires de son pays.
Pour neutraliser sa maladie, et persuadé qu'il fallait trouver l'enfant dans le territoire des songes, un obscur ingénieur dès l'an mil 900 se lança dans la construction phénoménale d'un éléphant à voyager dans le temps.
Quelques mois plus tard, le sultan embarqua avec une partie de sa cour à la recherche de la Petite Géante qui, au cours des cauchemars, s'était transformée en une marionnette de cinq mètres de hauteur.
Le voyage fut pénible. Un indice cependant guidait l'équipage. La Géante adorait la couture : par exemple, elle aimait coudre les voitures sur le goudron, les bateaux sur les quais ou les trains sur leurs rails et de temps à autre, des enveloppes sur les boîtes aux lettres.
L'Eléphant, lui, marchait à la sueur de l'équipage. Chose étrange comme peut l'être une histoire d'amour, il sentait le besoin de la rencontrer, et joyeux à certains moments, il pouvait déféquer des centaines d'oiseaux vivants disparaissant dans le ciel dans un barrissement de bonheur ».
Ce spectacle créé l'an dernier à Nantes, Amiens et Calais, rend hommage à Jules Verne à l'occasion du centenaire de sa mort en 1905.
Jules Verne a bercé l'enfance de beaucoup de monde, y compris celle de Jean-Luc Courcoult. Lire Jules Verne était pour lui une façon de voyager sans bouger, il avait des tas d'images dans la tête. Des images qu'il a su concrétiser en s'entourant de génies de la mécanique, tels François Delarozière et son équipe qui réalisent tant de machines insolites, originales, surprenantes, poétiques entre autres pour la Compagnie Royal de Luxe, ainsi que les Géants.
C'est la musique de Michel Augier et les Balayeurs du Désert, qui accompagnera, comme d'habitude cet événement.